[FEQ] Compte rendu, 13 juillet 2016

Il faisait extrêmement chaud à Québec ce mercredi. Heureusement, votre équipe de fidèles serviteurs a eu l’idée de profiter de la clim et des beaux artistes qui ont présenté des prestations en salle. Retour sur une autre soirée où les coups de chaleur ont été remplacés par des coups de coeur.

Simon Kearney

Simon Kearney – Photo : Jacques Boivin

Le Lorettain d’origine était particulièrement en forme ce soir. Le jeune homme, qui a commencé par une Comme un acide bien rock, n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour combler les fans de l’excellent La vie en mauve. Les airs entraînants (et réarrangés) se sont succédé et si nous étions confortables au début de la prestation, la chaleur humaine a fait grimper les thermomètres de L’Anti. Paraît qu’Anatole est monté sur scène pour chanter avec Simon, mais nous avons dû partir avant pour ne rien manquer de la suite de la soirée.

Saratoga

Saratoga – Photo : Jacques Boivin

Le plus beau duo au monde. Michel-Olivier Gasse et Chantal Archambault ont une complicité incroyable qu’il est impossible d’ignorer. Ensemble, ils ont un tel magnétisme, qu’ils ont perfectionné à force de donner des spectacles presque unplugged devant une vingtaine de personnes silencieuses, qu’on peut entendre les doigts glisser sur les cordes. Ils ont bien sûr chanté les chansons de leur maxi et quelques autres pièces de leurs répertoires respectifs (si peu, si peu, comme quoi le répertoire du duo s’est étoffé avec le temps). Ils en ont surtout fait une nouvelle, intitulée Fleur, si magnifique, j’ai senti mes yeux suer. Si vous n’avez pas encore vu Saratoga, allez-y vite avant qu’ils ne puissent plus jouer devant de si petits publics.

Rosie Valland

Rosie Valland – Photo : Marion Desjardins

Nous n’avions pas eu la chance de revoir Rosie depuis la parution de son plus récent EP (Nord-Est) ce printemps. Ça a commencé plutôt en douceur avec Noyer, mais ça a rapidement gagné en intensité avec L’île. Comme toujours, Rosie s’est montrée avare de mots (quoiqu’on a déjà vu bien pire), préférant impressionner avec sa musique. Avouons-le, elle a dû en impressionner plusieurs, le public écoutait très sagement pendant une bonne partie du show. Faut dire que le coup de la reprise de Céline (ma deuxième cette semaine), ça marche! Ce projet évolue lentement, on est bien contents.

Archer

Archer – Photo : Jacques Boivin

Cet auteur-compositeur-interprète australien joue ce soir au Parc de la Francophonie, mais je me suis dit qu’il serait intéressant d’aller le voir dans des conditions plus idéales. Quoi de plus idéal qu’une toute petite salle où ce personnage serait parfaitement à sa place? Louis Bellavance, directeur de la programmation du FEQ, nous a chaleureusement recommandé cet artiste en disant qu’il était comme un croisement entre Johnny Cash et Félix Leclerc. On ne sort pas les comparaisons à Félix gratuitement, et on l’avoue, il y a de la graine du gars de l’Île dans son écriture et son interprétation. Les chansons demandent une écoute plus attentive (accent australien oblige), mais elles en valent plus que la peine. Et cette voix grave, qui a connu plus d’un 40 onces…

On y retourne assurément!

Anatole

Anatole – Photo : Jacques Boivin

On a eu quelques péripéties qu’on va vous raconter un autre tantôt. Pour faire une histoire courte, vous avez probablement entendu parler de la petite rivalité que j’ai eue avec la star de la Cité des anges. Disons que ça s’est réglé et que j’ai même eu accès aux coulisses. Potin St-Roch : Anatole est une si grande star qu’il a embauché quelqu’un juste pour lui tenir son miroir.

L’Anti était plein à craquer, l’ambiance était survoltée, l’avant était occupée par les dizaines de fidèles de l’Église de la Nouvelle L.A.

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Si vous vous dites « Ben là, Anatole, gnan gnan gnan, vous le couvrez une fois par semaine, vous devez pu savoir quoi dire! », on a de petites nouvelles pour vous autres : ON LE SAIT TRÈS BIEN! On peut vous parler de la jolie rousse devant Anatole qui dansait sa vie en récitant les paroles de Discollins par coeur (en fait, on n’a jamais vu autant de monde connaître Discollins par coeur, ça commence à faire peur). Et de bien d’autres gens! Comme les musiciens qui accompagnent Anatole (Jim, J-E, Cédric et Simon, plus déchaînés que jamais).

Mais le public… LE PUBLIC!

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Parce que si Anatole continue son jeu ultra théâtral, à s’allumer une cigarette sur scène, à s’étendre sur le bar et à aller se frotter sur les gens, la réaction de ces derniers, elle, a beaucoup changé. Les gens s’attendent de voir le grand squelette leur faire des yeux doux, chanter et danser avec eux. C’est magnifique. Dans quelques années, on s’imagine qu’Anatole va finir son spectacle nu, ses vêtements arrachés par ses fans en délire, tous sexes confondus.

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Ajoutons à cela un saxophoniste venu couvrir avec Anatole une nouvelle reprise (de Prince, celle-là… incidemment, la dernière fois que j’avais vu Anatole, c’était à la mort de l’homme de Paisley Park) totalement endiablée, une Grosse massue plus grande que nature et qui aurait mérité les Plaines (pourquoi n’a-t-on pas fait appel à Anatole plutôt qu’à Charlotte Cardin pour remplacer Brandi Carlisle?), et vous avez un spectacle coup de coeur.

Et un blogueur qui n’a plus rien de mal à dire sur la plus grande star de la Nouvelle L.A.!

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