[FEQ] Compte rendu, 10 juillet 2016

Devinez qui s’est invité en début de soirée : la pluie. Heureusement, celle-ci n’a pas duré et les festivaliers ont pu chanter, danser, taper des mains et s’amuser jusqu’aux petites heures.

Maude Audet

Maude Audet - Photo : Jacques Boivin

Maude Audet – Photo : Jacques Boivin

Ce n’était quand même pas la pluie qui allait nous empêcher de répondre à l’appel de la Québécoise d’origine Maude Audet, descendue nous voir avec quatre musiciens et un programme résolument folk-pop bâti en grande partie autour des chansons de Nous sommes le feu, son excellent dernier album. Une foule grandissante de curieux s’est agglutinée autour de la scène Fibe pour apprécier les douces ballades, et les chansons plus rock comme Leur arsenal ont tôt fait de faire hocher un paquet de têtes de toutes les couleurs. (Jacques Boivin)

Safia Nolin

Safia Nolin - Photo : Jacques Boivin

Safia Nolin – Photo : Jacques Boivin

Safia a donné rendez-vous à Québec une seconde fois en autant de jours, cette fois sur la nouvelle et agréable scène Fibe devant la fontaine de Tourny. La foule attentive a eu droit à une grille de chanson semblable à celle de la veille si ce n’est du rappel pendant lequel Safia interpréta une version acoustique de My Heart Will Go On, pièce popularisée par sa déesse Céline. Ce fut efficace, même si on regrettait un peu l’ambiance quasi charnelle de la veille à l’Impérial. (Julien Baby-Cormier)

Whisky Legs

On dit qu’une photo vaut mille mots. Comme on n’était là que pour le début de la prestation, question de voir si nos amis de St-Roch étaient en forme, on n’a pas vraiment de compte rendu à vous proposer. Mais on voit bien qu’ils étaient en feu, Maude Brochu la première! (Jacques Boivin)

Whisky Legs - Photo : Jacques Boivin

Whisky Legs – Photo : Jacques Boivin

Bellflower

Bellflower - Photo : Jacques Boivin

Bellflower – Photo : Jacques Boivin

J’avais entendu beaucoup de bien de cette formation fondée par la guitariste et chanteuse Em Pompa. The Season Spell, plus récent album, est tout simplement magnifique. Il l’est tout autant lorsque interprété par les huit musiciens qui ont envahi la toute petite scène Fibe. En plein le genre de chansons que j’aime. Mélodieuses. Des arrangements riches et complexes. Un plaisir évident chez les membres du groupe. La voix de Pompa, douce et aérienne. On va bien sûr retourner les voir à leur prochaine visite! (JB)

Carte blanche à Cœur de Pirate

Coeur de Pirate - Photo : Renaud Philippe

Coeur de Pirate – Photo : Renaud Philippe

C’est sous un ciel qui semble s’être éclairci spécialement pour l’occasion que la foule a eu le plaisir d’accueillir l’étincelante Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate, sur la prestigieuse scène des plaines en cette 4e soirée de FEQ. Drapée d’un body à paillettes vertes muni d’étranges manches volantes en soie, la belle ténébreuse avait cette année le privilège d’un mandat « carte blanche » pour charmer la foule, déjà attisée par le passage d’un Hedley particulièrement en forme. A-t-elle su relever le défi?

Cœur de Pirate, ce n’est pas simplement une voix incomparable et des chansons émouvantes; c’est d’abord et avant tout des doigts de fée sur un piano. Elle est allée puiser largement dans son répertoire plutôt riche, au grand ravissement de son public, tantôt accompagnée de ses musiciens hors pair, tantôt de ses artistes invités : Alex Nevski, le duo Milk & Bone, le trio de rap queb Loud Lary Ajust, les Trois Accords (à qui elle tenait à rendre la pareille puisqu’ils l’avaient invitée pendant une précédente soirée carte blanche du FEQ), ou encore la chanteuse rock Laura Jane Grace du groupe Against Me! (incidemment, sa nouvelle flamme). Cœur de Pirate ne peut certainement pas se faire reprocher d’avoir manqué d’audace et de diversité dans ses choix!

On peut toutefois affirmer sans gêne que c’est l’apparition des artistes invités qui a redonné, par moments, du pep à la soirée (sans oublier les immanquables rideaux de paillettes!). Mais ceux qui la connaissent bien devaient s’y attendre : notre chère Cœur de Pirate n’a pas la plus grande des jasettes, ni même les stépettes de Mick Jagger (quoi qu’elle bouge, même si ses mouvements sont plutôt singuliers) ou le côté extraverti et exubérant de certains de ses prédécesseurs (comme Les Trois Accords). On pense qu’elle a toutefois su maintenir l’intérêt de la foule en s’entourant bien et en demeurant tout simplement elle-même – avec ses nombreux talents. En bref, on dit : mission accomplie!

NOTA : On aurait apprécié avoir un meilleur visuel, à l’écran, sur les danseurs et chorégraphes qui l’accompagnaient entre autres sur Drapeau Blanc et Crier tout bas(Tatiana Picard)

We Are Monroe

Nous sommes aussi allés rendre une petite visite de courtoisie à la formation We Are Monroe, qui fait dans le rock décapant et incisif.

We Are Monroe - Photo : Jacques Boivin

We Are Monroe – Photo : Jacques Boivin

Canailles

Canailles - Photo : Jacques Boivin

Canailles – Photo : Jacques Boivin

Le festival s’est probablement demandé comment diable amener la foule à faire le party un dimanche soir à 23 h 15 après quatre éreintantes journées de festival. La réponse était toute simple : suffisait d’amener Canailles. L’octuor montréalais n’a pas tardé à faire bouger le parterre avec la pièce d’ouverture Titanic pour ensuite enseigner une très simple danse en ligne lors de la deuxième pièce Bien-être. Le party était déjà pogné. Malgré sa très grande cohésion comme groupe et l’absence d’un leader définitif, force est de constater que Daphné Brissette, une des chanteuses principales, incarne particulièrement bien l’esprit festif et énergique de la troupe. Le groupe nous a graciés de deux nouvelles pièces : Jachère, qui semble parler des affres de l’abstinence, et la très rythmée Vin de cuisson, tous deux chantées par le mandoliniste Érik Evans. Ça s’annonce bien pour leur LP3… Le party ne semble pas prêt de s’arrêter, au plus grand bonheur des festivaliers de la province.

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