Festival d’été de Québec 2014 – Un bilan

GroenlandVoilà, le Festival d’été de Québec est terminé, la poussière a même eu un peu le temps de retomber. Et puis, vous avez aimé votre festival? Parlez-nous en dans les commentaires.

De mon côté, comme c’était ma première expérience à titre de média autorisé et j’étais particulièrement nerveux au début. Être un tout petit blogueur, local de surcroît, parmi les pros, ça faisait se sentir petit. Mais la nervosité a laissé sa place à la fébrilité, puis à la fatigue. Mais bon, ça, vous l’avez probablement remarqué au fil de mes interventions ici ou sur les médias sociaux.

Local NativesAlors, ce festival?

On peut dire que la 47e présentation du Festival d’été de Québec a été couronnée de succès. Non, on n’a pas vendu tous les laissez-passer, mais est-ce vraiment nécessaire pour parler de réussite? Avez-vous vu la ville prise d’assaut tous les soirs, vous? Avez-vous vu les scènes et les salles plus souvent qu’autrement remplies à craquer? Les émotions? Les sourires?

July TalkLa belle programmation équilibrée, qui est l’objectif visé par Louis Bellavance, Arnaud Cordier et l’équipe de la programmation, s’est vraiment concrétisée cette année. Elle était également équilibrée l’an dernier, mais les gens prennent parfois du temps à comprendre certains moves. Suffit de ne pas paniquer et de maintenir le cap!

SerynCe beau succès de foule, on le doit, bien sûr, à la qualité des artistes présents. Sur les onze soirs, il y en a au moins trois où j’aurais aimé me trouver à quatre endroits différents en même temps. Certains choix ont, pour moi, été plus faciles que d’autres (St. Vincent au lieu de Lady Gaga), mais je regrette encore un peu d’avoir manqué Daniel Lanois même si j’ai été sidéré par Gogol Bordello (qui a été un de mes moments forts, c’est tout dire).

Tiken Jah FakolyQuelques stats amusantes :

J’ai assisté à 44 prestations de 41 artistes. Voici leur provenance :

  • 19 du Québec,
  • 4 du ROC,
  • 10 des États-Unis,
  • 5 de la France,
  • 1 du Royaume-Uni,
  • 1 de la Grèce,
  • 1 du Brésil,
  • 1 de la Côte-d’Ivoire

Dead ObiesSur ces 44 prestations, j’en ai vu :

  • 4 sur les Plaines
  • 11 au Parc de la francophonie
  • 18 à place d’Youville
  • 4 à l’Impérial
  • 3 au Petit Impérial
  • 3 au Cercle
  • 1 à Place de la famille

Sarah CochraneEn fait, j’ai vu des spectacles sur toutes les scènes, sauf au Parc de l’Artillerie et à la nouvelle scène du Coeur du FEQ (une belle idée que ce lieu de rassemblement où tous pouvaient luncher avant de se diriger vers leur scène préférée).

J’ai pris près de 5 100 photos sur 2 appareils. Là-dessus, je vais probablement n’en conserver que 500 (et je suis généreux).

J’ai bu en moyenne deux bières par soir, sauf si j’allais en basse-ville, où je me gênais un peu moins. 😉

 

Mes trois prestations préférées :

Louis-Jean Cormier3. Louis-Jean Cormier : Les personnes présentes sur les Plaines ont eu droit ce soir-là à une prestation solide et émouvante du gars le plus hot au Québec présentement. Il a juste assez modifié ses chansons pour qu’elles soient plus grandes que nature, comme la scène sur laquelle il se produisait.

Surtout, il a su s’entourer d’invités parfaits pour lui. Lisa qui l’accompagne sur Ce soir, l’amour est dans tes yeux, transformée en chanson country pour l’occasion, c’était-y pas beau?

On aurait voulu que le temps s’arrête.

 

St. Vincent2. St. Vincent : Ben oui, toé, comme si j’allais manquer Annie Clark à l’Impérial. Clark et ses trois complices ont livré une prestation du tonnerre, rodée au quart de tour. On savait que tout était programmé à la seconde près, ce qui ne nous a pas empêché de trouver Clark diablement humaine avec sa six-cordes. Ceux qui ont raté ce show ont raté un des coups les plus fumants de l’équipe de la programmation.

Annie Clark est déjà plus grande que la petite salle (survoltée) de l’Impérial. Ce fut tout un privilège de l’avoir aussi près de nous. Vraiment près.

 

Tire le coyote1. Tire le coyote : J’ai dit en fin de semaine que je classais cette prestation parmi mes cinq préférées à vie. J’ai l’air d’exagérer un peu comme ça, mais sachez que des musiciens qui me tiennent sur le bout de ma chaise, les larmes aux yeux, pendant près d’une heure et demie parce que ce qu’ils jouent, c’est beau en joual vert, c’est rare.

Tout était parfait. Les musiciens, les chansons, le public, la communion, tout.

 

Ma déception :

Paul DaraîcheLe Parc de la francophonie désert pour Paul Daraîche : M. Daraîche ne méritait pas cela. On passe des mois à demander du country, l’équipe du festival en met à sa programmation, et on boude M. Daraîche parce que ce qu’on veut, c’est des grosses vedettes américaines de style Nashville. Pourtant, il n’y avait pas énormément de monde non plus pour Emmylou Harris. Le message que les organisateurs du FEQ vont retenir, c’est que les amateurs de country sont de grands parleurs.

 

Une autre scène?

Tant qu’on n’enlève pas celle du Pigeonnier, je suis d’accord, même si cela signifie une légère augmentation du laissez-passer pour palier aux risques. Le problème, c’est l’emplacement. Ce dossier ne sera pas réglé avant encore plusieurs années. Finalement, on devrait apprécier notre festival tel qu’il est, je crois.

 

***

Juste un dernier petit mot pour remercier l’équipe du Festival d’été sans qui cette couverture n’aurait pas été possible. Merci à Louis Bellavance et à son équipe, dont Arnaud Cordier, pour la superbe programmation. Ce mélange d’avant-garde et de légendes est parfaitement équilibré. Louis, pardonnez-moi d’avoir été bête comme mes pieds quand vous êtes venu me saluer samedi après-midi, j’ai tout simplement figé, tellement j’étais surpris que vous veniez me voir, moi, le petit blogueur fidèle au poste tel un scout! On se reprend l’an prochain?

Merci à l’équipe des communications, à Luci Tremblay, que j’ai vu partout en même temps, et à son équipe de feu sur les Internets, notamment Isabelle Grenier, toujours d’une patience d’ange avec les plus grognons d’entre nous, et Johanie Bouffard, avec qui j’ai eu la chance d’échanger de nombreux courriels ces derniers mois. Merci aussi à l’équipe des relations de presse, qui m’a toujours donné l’impression d’être traité avec les mêmes égards que les plus grands médias d’ici et d’ailleurs, et ce, toujours dans le plus grand respect. Je l’apprécie énormément et j’espère avoir été digne de la confiance que vous avez eue en moi, probablement le plus petit média présent… J’aurais aimé avoir des collaborateurs, question de mieux remplir mon mandat, mais merci d’avoir donné à ecoutedonc.ca la chance de briller parmi les meilleurs pendant ces quelques jours.

Si vous m’en donnez l’occasion, l’an prochain, ecoutedonc.ca sera encore là. Et on sera encore meilleur.

Merci pour tout. À bientôt.

 

***

Mes vacances comme traducteur sont terminées depuis lundi. Je suis donc de retour à mes activités régulières. Si vous me le permettez, je vais prendre quelques jours de vacances avant de recommencer à alimenter ce blogue. Quelques bons disques s’en viennent, on va en parler, promis promis. Pis ils reste quelques bons shows à l’été…

Surtout, le blogue aura trois ans le 21 juillet prochain. On va trouver un moyen de célébrer ça.

N’oubliez pas de me parler de votre festival à vous en bas, dans les commentaires!

À bientôt!

 

PS : Je posterai quelques photos sur flickr ou google+ d’ici la fin de la semaine.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

2 commentaires

  1. MARCI JACQUES!
    Côline que c’était agréable de suivre tes péripéties et de t’accompagner à l’occasion! Je n’y suis pas allée tous les jours comme toi, mais quand je me suis déplacée, j’ai trippé chaque fois. Tellement de monde, partout, tout le temps. Wow.
    Recevoir les postillons de Clark, danser la gigue nu-pieds avec des punks au carré, avoir la vue trouble en écoutant Cormier et chanter ma vie au spectacle de clôture sur les plaines… Mon défi pour l’an prochain, vivre l’expérience electroFEQ et aller voir plus de noms et de styles que je ne connais pas! 🙂

  2. Merci surtout à vous d’avoir couvert l’événement davantage comme un festivalier et principalement avec les artistes en dehors de la grande scène.

    J’ai vu 37 prestations sur les 11 soirs :

    8 sur les Plaines
    7 au Pigeonnier
    9 à Place d’Youville
    9 à l’Impérial
    4 au Cercle
    et les 2/3 de la 2e prestation d’Irish Moutarde !

    J’en ai vu 4 seulement en français, mais j’ai une bonne excuse car je fréquente les artistes francophones dans les salles tout au long de l’année.

    Pour le country, je pense que les gens demandent surtout les grosses vedettes anglophones populaires de ce milieu, plutôt pop-country-pop.

    Le FEQ prend fin et aussitôt, le réception de mon bracelet Osheaga me rappelle que c’est loin d’être terminé pour cet été…

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