Critique : Antoine Corriveau – « Les ombres longues »

Une voix particulière qui rappelle Daniel Lavoie à ses débuts. Un folk atmosphérique, riche et complexe. Un propos fort et assuré. Vraiment, ce deuxième opus d’Antoine Corriveau a tout pour plaire.

Ça commence en beauté avec l’envoutante Un par un, où Corriveau se veut conteur et joue autant ses émotions qu’il les chante.Les arrangements sont solides, la guitare électrique s’harmonise parfaitement avec l’harmonica, c’est simple : On dépasse la musique, on tombe dans l’artisanat.

Antoine CorriveauLa surprise de la première chanson tombe, le rythme s’accélère. On fait des parallèles, mais pas trop, parce que franchement, ce folk-là se démarque. Il est sombre, mais il n’a pas peur de se salir les mains. Les chansons rythmées et plus introspectives se succèdent. Le paysage défile sous nos yeux, les fenêtres sont baissées, nous avons les cheveux au vent. Le soleil est couché depuis peu, la lumière faiblit. Tout est parfait. On voudrait que la route s’étire à l’infini.

Le charme dure et ne faiblit pas au fil des écoutes. Au contraire, chaque écoute m’a amené son lot de petites trouvailles, de bijoux sonores magnifiques. Les arrangements sont soignés, la réalisation est sans tache.

Gros, gros, gros faible pour Le nouveau vocabulaire.

Coup de coeur.

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Antoine Corriveau – Les ombres longues (Coyote Records – Abuzive Muzik)
9/10

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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