En attendant Bonnaroo, chapitre 2

Hé les jeunes, vous êtes encore là? Ça tombe bien, parce que cette semaine, entre autres choses, nous allons regarder la programmation spectaculaire que nous réservent les organisateurs de Bonnaroo en 2014.

Contrairement à 2012 (Radiohead, Red Hot Chili Peppers, Phish, The Beach Boys, The Roots) et à 2013 (Paul McCartney, Tom Petty, Jack Johnson – qui a remplacé Mumford & Sons à pied levé), la tête d’affiche de 2014 est plutôt sage : Elton John, Kanye West, Jack White et Lionel Richie. Oui, je sais, comme gars de Québec, je ne devrais pas être si impressionné puisque nous avons reçu Sir Elton et Lionel au Festival d’été il y a 2-3 ans. En même temps, il faut avouer que voir Lionel Richie entouré de 80 000 personnes qui ont la moitié mon âge, c’est tout sauf dénué d’intérêt.

Non, sérieusement! Je n’ai aucun mal à imaginer 75 000 macarons lumineux sur les Plaines chantant Hello à l’unisson. La majeure partie de la foule était composée de petites madames de 40 ans et plus accompagnées de leurs maris. Les jeunes étaient au parc de la Franco en train de trouver City and Colour émouvant mais peu dynamique. À Bonnaroo, ils seront 80 000, et les jeunes dans la vingtaine seront fortement majoritaires. L’ambiance ne sera pas la même. Pour ces jeunes, chanter All Night Long n’a pas la même connotation et Say You, Say Me n’a rien à voir avec la Guerre froide.

Même chose pour Elton John. Le Bonnarovien typique n’était même pas né à l’époque de Sad Song, alors que Sir Elton était déjà un peu ringard. Pour eux, Elton, c’est le vieux monsieur qui chantait Candle in the Wind aux funérailles de Lady Di quand ils étaient tout petits. Ils vont en avoir pour leur argent quand le bonhomme va enchaîner les classiques entraînants!

Jack White est un habitué de Bonnaroo. Normal, il réside à Nashville, qui est située à une heure de route de la ferme. Cette année, en plus de toutes les surprises qu’il nous réserve en règle générale, il aura l’honneur d’être un des gros shows de la fin de semaine. Cet amoureux de la musique nous réserve un événement inoubliable, rien de moins.

De son côté, Kanye West, le champion actuel du hip-hop, aura fort à faire pour se faire pardonner sa prestation minable de 2008. D’ailleurs, les réactions contre la présence de West étaient particulièrement virulentes, allant même à l’encontre de l’esprit positiviste qui régit généralement les festivaliers. Cependant, l’artiste semble être à son apogée et c’est un Kanye West à fond que les fans ont vu au Centre Bell récemment. On verra!

Ah, tiens, j’avais oublié de parler des Arctic Monkeys, que je vais enfin avoir la chance de voir. Du bon rock britannique comme on l’aime. À la page suivante, nous parlerons des autres incontournables présents à la ferme.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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