Critique : Lover Lover – « There is a Place »

Lover Lover There is a PlaceSi on réussissait à prendre les claviers des Eurythmics et à les mélanger au adult rock des Fleetwood Mac fin 1970, début 1980, on aurait probablement un hybride extrêmement intéressant. Imaginons que cet hybride sort tout droit de la tête d’une pâtissière parisienne nommée Eleanor Bodenham et qu’elle a conçu cet album à Los Angeles et à Londres avec des gars nommés Martin Craft et Nick Littlemore (d’Empire of the Sun). On se trouve un joli nom basé sur une toune de Cohen (Lover Lover). On enregistre l’album lentement, mais sûrement, mais à la toute fin, les deux gars décident de se retirer.

Les gars sont peut-être partis, mais l’album est prêt et il vient tout juste d’apparaître chez nos pushers préférés. There is a Place, que ça s’appelle. C’est tout simplement irrésistible. Un parfait mélange de synthés et de personnalité. Des tonalités chaudes, comme la voix de Bodenham, qui se rapproche un peu de celle de Stevie Nicks dans les graves sans tomber dans l’excès (allô, Lissie!).

Parmi les chansons à signaler, on retrouve Young Free, une pièce uptempo simple, mais accrocheuse, Embers, qui représente parfaitement ce mélange d’Eurythmics et de Fleetwood Mac dont je parlais au début, Freebirds, planante et atmosphérique, Hush, la pièce indie pop qui nous rappelle que nous sommes presque en 2014, et The Fire, tout simplement magique.

On se serait toutefois passé des deux pièces sirupeuses qui terminent l’album (Love on a Wire et Home). Des finales piano-voix-synthé éthéré, y’en a treize à la douzaine, et celle de Lover Lover manque un brin d’originalité.

Même si on reste un peu sur notre appétit, il faut admettre que le premier (et peut-être dernier) album de Lover Lover est un petit bijou de pop indé. Ça s’écoute légèrement, c’est sans prétention, et l’album est un mélange original d’influences eighties, ce qui est rare quand on examine toutes les références aux années 1980 qu’on a vues passer ces dernières années.

[vimeo http://vimeo.com/79619547]

Ma note : offset_8

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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