Festival d’été de Québec – Compte-rendu : Jour 11

WONDERful.

Hier soir, nous avons été nombreux à communier sur les Plaines. Oui, il y avait une grande messe, une grande célébration avec nulle autre que la grande légende de la soul et du funk, Stevie Wonder.

Quel spectacle. Quelle générosité. Quel amour. Quel… Écoutez, c’est le meilleur moment que j’ai vécu au Festival d’été de Québec au cours des cinq dernières années. C’était l’apothéose du vrai, ce vrai que j’ai cherché et trouvé un peu partout ces onze derniers jours.

Que ce soit par ses reprises à saveur funky (How Sweet it Is de Marvin Gaye, Day Tripper des Beatles) ou par ses grands succès (SuperstitionHigher Ground, I Just Called to Say I Love You), le musicien de 63 ans a conquis les dizaines de milliers de personnes présentes sur Plaines.

C’était vraiment beau de vous voir chanter à l’unisson (ne sommes-nous pas membres du Stevie Wonder’s Choir… of Quebec City), de vous voir danser, vous amuser, jeunes et moins jeunes… Il y avait au moins quatre générations de fans sur place et tous en ont eu pour leur argent.

Wonder a été touchant avec son message d’amour et de tolérance. On sent que l’injustice horripile l’homme, qui nous a promis de plus donner de spectacles en Floride tant que la loi Stand Your Ground était en vigueur, en référence à l’affaire Zimmerman-Martin. Et on sent l’homme d’action prêt à donner un coup de main lorsqu’il promet de revenir, si on l’invite, chanter Ebony and Ivory avec Paul McCartney la semaine prochaine pour amasser des dons pour les victimes de la tragédie de Lac-Mégantic si on l’invitait.

Grand moment d’émotion lorsque le chanteur a ôté ses verres fumés à la fin de Free pour montrer qu’il était lui-même grandement ému. Le courant passait parfaitement entre Wonder et son public.

Le plus beau dans tout ça, c’est que ça s’est passé sans artifices, sans effets spéciaux, sans lasers. Juste Stevie Wonder, un fichu de bon band, des choristes incroyables, vous et moi. Parlez-moi d’un concert intime, vous!

Bon jusqu’à la dernière goutte.

En première partie, Raphael Saadiq a montré qu’il avait lui-même le rythme en lui alliant funk, soul, R n’ B et pop dans ses chansons. Excellent showman. Il a fait sa job avec brio, soit celle de bien nous échauffer avant le programme principal.

Quant à Zaz, notre p’tite Piaf française a montré pourquoi elle est aussi populaire présentement dans l’Hexagone. Aussi à l’aise devant 50 000 personnes que devant 5 000, elle a impressionné de nombreux festivaliers avec son énergie et son charisme débordant. Excellent début de soirée.

Ceci marque la fin de mes compte-rendus du 46e Festival d’été. Ce soir, je vais préparer un petit bilan qui devrait être intéressant. Mais je peux déjà vous dire quelque chose : les gens qui ont boudé le FEQ cette année ont vraiment eu tort de le faire. Tant pis!

Vous pouvez me suivre sur Twitter (@ecoutedoncca) et sur Facebook (/ecoutedoncca). Pratique pour savoir quand j’ai préparé une critique d’album ou de spectacle. Côté albums, le prochain Edward Sharpe and the Magnetic Zeros sort la semaine prochaine. Je vous en parle, c’est promis. Côté spectacles, dimanche prochain, je vais à Saratoga Springs voir un artiste émergent, un certain Bob Dylan. En première partie, Wilco et My Morning Jacket. Puis le 23, Paul McCartney, un autre jeune.

Tiens, on va arrêter de dire que je ne vais voir que des inconnus!

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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