Festival d’été de Québec – Compte-rendu : Jour 10 et Au menu : Jour 11

Il semble qu’hier, tous les mélomanes ont passé une belle soirée, où qu’ils soient. Si vous voulez savoir ce qui s’est passé sur les trois scènes principales, consultez les médias officiels, ils y ont passé la soirée.

Quant à moi, je me suis tapé une maudite belle soirée de découvertes beaucoup moins tranquille qu’elle n’en avait l’air au départ. On remerciera la belle intensité des groupes présents.

Tout d’abord, c’est dans un Cercle rempli à craquer que j’ai pu voir une partie de la prestation du groupe montréalais Groenland, qui a charmé les 7-8 personnes qui ne connaissaient pas le groupe avec leur simplicité, leur charisme et leurs prouesses musicales. Le disque The Chase prend vraiment vie sur scène, redoublant de rythme, de profondeur et d’intensité. C’était déjà la fête. On a beaucoup aimé et on attend un retour du groupe.

Longue marche ensuite pour nous rendre à l’Impérial, où le programme de la soirée s’annonçait intéressant. Nous avons été comblés. Manquait juste un peu de monde.

Tout d’abord, nous avons pu apprécier le folk atmosphérique de Leif Vollebekk. Il a du coeur, le bonhomme, surtout quand vient le temps de chanter. Parnonnez-moi de ne pas avoir pris de notes, j’ai vraiment apprécié le spectacle au lieu de l’analyser. Mais bon, il y avait de quoi apprécier ce folk sensible qui donnait des frissons.

Très, très, très agréablement surpris par le folk-rock teinté de blues et de country de Lee Harvey Osmond. Les gars originaires de Hamilton n’avaient pas dormi depuis deux jours, ils étaient épuisés, mais ils ont vraiment tout donné. C’est solide, avec une touche de Neil Young croisé avec Tragically Hip dans un Tim Horton. Ajoutez-y un peu de psychédélique, et voilà… un groupe qui risque de se retrouver finaliste au prix Polaris dans trois jours!

Puis vint le dessert, un petit brin de femme nommé LP, qui joue du ukelele, siffle comme un rossignol, possède une voix puissante, dans un registre très aigu, et se débrouille déjà pas mal sur une scène. D’entrée de jeu, avec une Levitator qui montrait l’étendue du savoir-faire de l’auteure-compositrice-interprète qu’on n’hésite pas à comparer à Joni Mitchell, LP a impressionné les personnes qui étaient restées pour la voir. J’avais littéralement la chair de poule. La musique n’est pas ce qu’il y a de plus originale, j’en conviens. Comme diraient certains hipsters, c’est du rock fédérateur convenu. Il n’en demeure pas moins que c’est mauditement efficace et ça touche droit au coeur. Comblé hier soir.

Cette année, j’ai passé cinq soirs sur onze à l’Impérial. Je les ai vécus comme un vrai fan de musique en me pitchant littéralement à l’avant de la scène. Pendant que vous assistiez à des concerts-événements de groupes-phares situés à un kilomètre de vous, je faisais des high-fives à LP, je serrais la main de Katerine, je faisais rire Fred Fortin avec mes Devil Horns, je me faisais remarquer par les gars de Mauves qui m’ont dit en sortant de la salle que j’étais dedans en hostie. Et je ne vous parlerai pas des regards langoureux de Solange en ma direction (mais là, je pense que je n’étais pas directement visé). Dans un monde où on nous éloigne de plus en plus de tout, où tout est de plus en plus aseptisé, uniformisé, arrangé, j’avais la chance d’avoir devant moi des artistes vrais, chaleureux, passionnés. J’étais en compagnie d’artisans qui nous montraient leur savoir-faire.

Pour cela, je remercie le Festival d’été qui m’aura encore fait passer un bon moment.

 

Au menu ce soir

Ce soir, TOUS les yeux seront tournés vers les Plaines, où se produira la légende Stevie Wonder. En tout cas, j’y serai. C’est bien beau les découvertes, mais un show de Wonder, on ne manque pas ça. C’est comme des billets VIP pour Belle and Sebastian. Ça ne se refuse pas. 😉 Ce sont cinquante ans de soul, de funk et de pop qui vont défiler devant nous.

À mon avis, c’est un coup de génie de Louis Bellavance.

En première partie, le R n’ B intelligent de Raphael Saadiq sera à découvrir. Préparez-vous à danser. Mais tout d’abord, Zaz viendra montrer à un plus large public pourquoi on l’appelle la p’tite Piaf. Paraît qu’hier, elle a triomphé à Place d’Youville. Elle a la chance de répéter l’exploit. On lui souhaite. À partir de 19 heures sur la Scène Bell.

Si Wonder n’est pas votre tasse de thé, Robert Charlebois sera au Parc de la Francophonie pour chanter ses 50 ans de carrière. Les premières parties ont de quoi piquer la curiosité : le groupe indie pop atmosphérique Hotel Morphée et le comédien auteur-compositeur-interprète David Giguère, qui a pris de l’assurance et de l’envergure depuis son premier passage à Québec. À partir de 19 heures sur la Scène Loto-Québec.

Ce soir, à l’Impérial, c’est du gros rock avec les Sheepdogs en tête d’affiche. Monster Truck, qui en a impressionné plusieurs au show de Guns n’ Roses, ainsi que Les Indiens, ouvriront le bal. À partir de 20 heures.

 

On se reparle plus tard. N’oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter (@ecoutedoncca). Allez, bonne fin de festival. On se laisse en réunissant deux artistes qui feront les Plaines dans les 10 prochains jours :

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Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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