Festival d’été de Québec – Compte-rendu : Jour 9

Take me down to the Paradise City
Where the grass is green and the girls are pretty
Take me home!

OK, j’ai fait ma part pour Guns and Roses, si vous en voulez plus, consultez les médias traditionnels qui en parlent en long et en large ce matin. Ici, on va plutôt jaser d’un brin de femme qui va prendre beaucoup de place ces prochaines années, Solange (Knowles) et de l’excellente prestation, bien que trop courte, qu’elle nous a offerte hier soir.

Québec était chanceuse car même si Solange fait la tournée des festivals, elle joue sur des scènes de plus grande envergure ailleurs. Elle a d’ailleurs fait danser des dizaines de milliers de personnes à Glastonbury il y a deux semaines. C’était donc un privilège de l’avoir dans un cadre aussi intime (y’a que les Montréalais et leur show surprise qui ont été plus gâtés que nous). Et je crois qu’on peut dire que la madame était bien contente de son expérience.

Je sais que plusieurs personnes ont du mal à comprendre le hype qui entoure la chanteuse R n’ B. Pourtant, entourée d’une équipe d’excellents musiciens et de choristes qui apportent une plus-value incroyable dans un show aux allures Motown, Solange assure solide, chantant, dansant, occupant chaque centimètre libre de la scène. Elle regarde ses fans droit dans les yeux, leur sourit, elle maîtrise son espace.

C’est là que les comparaisons avec sa grande soeur s’arrêtent. Beyoncé serait probablement à l’étroit sur la petite scène de l’Impérial, accompagnée de quatre musiciens et de deux choristes, alors que Solange, elle, semble taillée sur mesure pour l’intimité et l’accessibilité. Pour le vrai.

C’est là que Solange brille. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre en étant vraie. Après les chanteuses pop en playback ou en lipsync, avouez que ça fait du bien.

Seul problème : TROP COURT. Le setlist comptait huit chansons, dont Losing You (son hit). On en aurait pris d’autres. Beaucoup d’autres. Pour danser toute la nuit avec Solange et ses complices.

 

En première partie, j’ai bien aimé Aroara, duo formé par Ariel Engle et Andrew Whiteman. Un Broken Social Scene avec une collaboratrice de Feist et de Socalled dans un projet de réinterprétation de textes d’Alice Notley? Tout en voix (harmonieuses) et en guitares? J’ai pensé à Wye Oak et aux frères Barr. D’autres y ont vu une point de Feist ou d’Owen Pallett sans violon. N’empêche. Ça s’écoutait tout seul, on plongeait facilement dans cet univers romantique à souhait, même si ça ne correspondait pas du tout au genre présenté à la fin de la soirée.

Quant à Ra Ra Riot, j’ai un peu moins aimé. Les gars (et les filles), quand vous jouez de la musique sur scène, vous la jouez devant public. On avait l’impression de vous déranger dans la première partie de votre prestation, c’en était gênant. Dommage, il y a beaucoup de talent dans ce groupe. Mais il ne suffit pas d’être intense pour être intense. Les choses se sont replacées en deuxième moitié de spectacle.

 

On se reparle plus tard pour les choix du jour. Je vous avertis, la coupe Longueuil et les jeans délavés, ce ne sera pas pour moi ce soir. Et je reviendrai sur cet article ajouter quelques photos. En attendant, n’oubliez pas, je sévis aussi sur Twitter (@ecoutedoncca) et sur Facebook (/ecoutedoncca). Des fois que…

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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