Festival d’été de Québec – Compte-rendu : Jour 8

Dites, il y avait du monde en ville hier soir! J’ai essayé de me faufiler au Parc de la Francophonie, c’était plein à craquer à 20 heures. J’ai voulu voir un bout de Martin Solveig sur les Plaines, la traversée du point de contrôle prenait 20 minutes. J’aurais bien aimé voir Family of the Year à l’Impérial, mais encore là, ça s’est rempli assez vite (et franchement, il aurait été ridicule de passer la soirée à l’intérieur, il faisait tellement beau).

Boivin est allé à Place d’Youville et n’a qu’un seul regret : avoir dû remettre son premier rendez-vous avec Richard Desjardins à plus tard. Mais sinon, oh là là, l’ambiance était à la fête, mes amis!

Ça a commencé à 18 heures avec le groupe Locos por Juana, fondé à Miami par des Colombiens. Le parterre était encore très clairsemé au début de la prestation, mais ça n’a pas pris de temps avant qu’il soit pris d’assaut par les gens assis dans les escaliers. Le mélange de rythmes latins, de jazz, de hip hop, de funk, de ragga concocté par les membres du groupes est fort efficace et incite à danser sans contraintes. Et c’est beau voir des centaines de personnes danser la cumbia!

Le Montréalais d’origine ottavienne Socalled suivait. Je connaissais un peu le gars, ses collaborations, le fait qu’il est au coeur de la scène montréalaise et que ses spectacles sont déjantés, mais je n’avais jamais eu la chance de le voir live. Son mélange de pop, de rap, de klezmer et de toutes sortes d’autres musiques, sa folie, une Katie Moore en feu, et un public connaisseur auront tôt fait de convaincre l’auteur de ces lignes qu’il était au bon endroit, au bon moment.

Même une panne temporaire de séquenceur (provoquée par un dégât de vin… LIVE 101, Socalled, pas de vin à côté d’un appareil électronique!) n’aura pas eu raison de l’artiste, qui n’en avait vraiment pas besoin (même si ça ajoutait de la profondeur) pour faire danser les milliers de fans présents. Ajoutez à cela un tour de magie, une marionnette version freak d’Elmo et un rappeur pas assez frustré tiré du public, et vous avez une prestation qui ne peut finir qu’avec Socalled en bobettes. Christie de bon show.

Ne restait plus qu’à attendre le clou de la soirée. Sur Twitter, on apprend que le party est pogné sur les Plaines (à cette heure, c’était Martin Solveig), mais qu’il reste encore en masse de place. On apprend aussi que même la zone écran du Parc de la Franco est pleine à craquer. Et paraît que Bahamas donne un excellent spectacle à l’Impérial. Personne pour donner des nouvelles de Raôul Duguay, en formule jazz, à l’espace Hypérion (ça devait être spécial…).

Puis arriva Balkan Beat Box et ses membres israélo-américains venus livrer un message de paix, d’amour, de tolérance et de DANSE! Putain, ce qu’on a dansé! Ces gars-là, ce sont des machines à vous torturer le cardio! Mais ça marche. Cet amalgame de genres musicaux est-européens, moyen-orientaux et antillais tout en rythmes endiablés et complètement déjantés, c’est parfait. Quand ton corps est hanté par la musique et les rythmes, que tu ne contrôles plus rien et que tu danses en transe avec des milliers de personnes. J’y vais vraiment de mémoire, parce que je n’ai pas pris de notes, j’étais trop dans la danse. On aurait peut-être juste souhaité un rappel. Mais bon, les gars, on vous comprend, vous avez, comme nous, tout donné!

Le menu du jour s’en vient plus tard.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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