Festival d’été de Québec 2013 – Ça commence jeudi

Nous sommes le 1er juillet. Vous savez ce que ça veut dire? Ça veut dire qu’il ne reste que quelques jours avant le coup d’envoi d’un des plus gros festivals en Amérique du Nord, le Festival d’été de Québec!

Tout d’abord, mauvaise nouvelle : je n’ai pas réussi à mettre la main sur une accréditation média pour le FEQ. On pouvait s’y attendre, mon blogue n’a pas été une priorité ces derniers temps, le lectorat s’en est ressenti, difficile de convaincre nos amis du Festival que je suis quelqu’un de pertinent. Bon, ce n’est pas grave, je ne suis pas amer, à moi de montrer que j’ai quelque chose à offrir à tout ce monde-là.

Et ce n’est pas parce que je n’ai pas d’accréditation que je ne peux pas parler du Festival, même qu’on m’encourage à le faire. Je devrai me contenter de le faire du point de vue d’un festivalier régulier. Ça a ses avantages, vous savez? On va vivre le FEQ de la même façon vous et moi.

Basta les jérémiades, allons droit au but.

Pas pire affiche, n’est-ce pas? On pourrait se chamailler longtemps sur l’ordre des noms qui apparaissent dans les premières rangées, il n’en demeure pas moins qu’en 45 ans d’histoire, jamais le FEQ ne nous a offert une programmation aussi profonde et variée. Cette affiche, c’est du bonbon pour toute personne à l’esprit ouvert.

Des légendes du rock. Une légende tout court. Des artistes au sommet de leur carrière. Des jeunes qui percent sous nos yeux. Plein de jeunes affamés. Pleins de musiciens chevronnés. Tout ça en faisant une place incroyable aux artistes locaux.

Le laissez-passer est 76 $, il en reste encore, et ça, croyez-moi, c’est une *bonne* chose. Pour vous en procurer un ou pour plus de détails : http://www.infofestival.com.

Dans ma mire

Belle and Sebastian : Première visite pour ce groupe indie-pop écossais qui roule sa bosse depuis près de 20 ans. Leurs spectacles sont réputés pour être de vraies grand-messes. Leurs albums sont de véritables célébrations de la musique. Le Parc de la Francophonie semble avoir été fait sur mesure pour recevoir Stuart, Stevie, Sarah et leurs comparses. 4 juillet, à partir de 19 h, Scène Loto-Québec – premières parties : Here We Go Magic et Born Ruffians.

Louis-Jean Cormier : Tous ceux qui ont vu le spectacle solo du chanteur de Karkwa sont unanimes : Cormier et sa bande trippent, et leur trip est contagieux. Ça va être plus léger que du Karkwa, mais les harmonies vocales vont nous faire planer. Il va faire chaud dans la petite salle de la rue Saint-Joseph. 5 juillet, à partir de 20 h, Impérial de Québec – premières parties : David Marin et Peter Peter.

The Black Keys : Leur visite de 2011 est encore fraîche dans nos mémoires. Le blues rock. La batterie de Carney. La guitare et la voix d’Auerbach. Les éclairs en prime. Les Black Keys ne se lassent pas de venir au Québec. 6 juillet, à partir de 19 h, Scène Bell – premières parties : Father John Misty et Eagles of Death Metal

Les Trois Accords : Ne faites pas les hypocrites, vous les aimez bien. Vos enfants aussi. C’est l’heure de les sortir et de profiter du rock bon enfant de nos Drummondvillois préférés. Et si vous ne venez pas pour LTA, venez pour M, qui va nous époustoufler avec son Mojo! 7 juillet, à partir de 19 h, Scène Bell – premières parties : Caféine et M.

Lisa LeBlanc : Son premier album a fait un tabac. Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde est un classique. Mais la jeune Néo-Brunswickoise est beaucoup plus que ce grand succès. À découvrir si vous ne l’avez pas déjà fait. En première partie, Keith Kouna est prometteur. Et Adamus, c’est Adamus. Une des valeurs les plus sûres du Festival. 8 juillet, à partir de 19 h, Scène Loto-Québec – premières parties : Keith Kouna et Bernard Adamus.

Katerine, Francis et ses peintres : Quoi? Je n’assisterai pas à l’orgie indie sur les Plaines? Faut faire des choix et Katerine à Québec, c’est tout un événement. Avec Francis et ses peintres, il faut s’attendre à entendre des tonnes de reprises de vieilles chansons françaises et à quelques-uns de ses plus grands succès. Peut-être même son nouveau simple, Sexy Cool. Je vous laisse deviner les paroles. 9 juillet, à partir de 20 h, Impérial de Québec – premières parties : La Jarry et Mauves.

Loco Locass : Paraît qu’ils donnent un bon show. Je ne sais pas, jamais vu. On va profiter du fait que Rush va sévir sur les Plaines et que le Parc de la Franco va se transformer en plancher de danse pour amateurs de dubstep pour constater de visu. Ça pis le fait d’aller voir de quoi ça a l’air, Noir Silence, 20 ans plus tard. En fait, j’y vais pour le folk très sale de Canailles. 10 juillet, à partir de 18 h, Scène Hydro-Québec – premières parties : Canailles et Noir Silence.

Family of the Year : À mes premières écoutes, j’ai bien apprécié cette pop de grange qui n’est pas sans rappeler Mumford & Sons, the Lumineers et Of Monsters and Men. On va aller voir ce que ça donne en spectacle. Vont-ils réussir à percer dans un genre qui s’essouffle? 11 juillet, à partir de 20 h, Impérial de Québec – premières parties : The Belle Game et Bahamas.

Solange : En voilà une qui a beaucoup à prouver, ne serait-ce que pour se débarrasser de l’étiquette de « soeur de Beyoncé » qui risque de lui coller à la peau. Elle a, comme sa soeur, une voix superbe. Mais là où Beyoncé fonce dans la pop et la RnB, Solange mélange, ajoute une touche d’indie qui lui permet de se distinguer tout en ne dénaturant pas le genre. Ça va être bon. Elle va être big. 12 juillet, à partir de 20 h, Impérial de Québec – premières parties : AroarA, Ra Ra Riot.

LP : Elle m’a séduit en deux chansons. Y’a du Melissa Etheridge chez LP. J’ai vraiment hâte d’entendre un tour de chant complet. Les premières parties sont également à surveiller. 13 juillet, à partir de 20 h, Impérial de Québec – premières parties : Leif Vollebekk, Lee Harvey Osmond.

Stevie Wonder : Personnellement, ils auraient pu fermer toutes les autres scènes, ça n’aurait rien changé. Le 14, ça se passe sur les Plaines. Alors que tous les autres grands festivals sont encore en train de presser le citron de la pop de grange jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, le FEQ saute à pieds joints dans le retour du funk et du soul et offre aux gens de Québec une légende dans un genre qui mérite ses lettres de noblesse. Oubliez I Just Called…, c’est pas de ça qu’il s’agit ici. En passant, Raphael Saadiq en première partie, c’est une méchante bonne prise. Et ceux qui auront manqué Zaz la veille auront la chance de se reprendre. 14 juillet, à partir de 19 h, Scène Bell – premières parties : Zaz et Raphael Saadiq.

On se reparle plus tard. 🙂

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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