Critique : Portugal. The Man – « Evil Friends »

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Si vous vous rendez au début de ce blogue, vous allez y trouver ma toute première critique, qui est de l’album In the Mountain, in the Cloud du groupe américain Portugal. The Man. On peut dire, tout en demeurant conservateur, que ma critique a été plutôt positive.

On peut donc dire que j’attendais ce huitième album des ex-concitoyens de Sarah Palin avec impatience. On peut affirmer sans se tromper que John Gourley et ses complices ont visé juste pour ce huitième album en demandant à l’omniprésent Danger Mouse de tenir le rôle du producteur, qui fait sentir sa touche magique un peu partout, et ce, dès les premières notes de Plastic Soldiers, en ouverture.

Tout d’abord, on y trouve cette mélancolie, cette atmosphère sombre, comme un 15 octobre pluvieux, qu’on a pu entendre dans plusieurs autres projets du célèbre producteur. Quand on connaît le goût de P.TM pour les chansons qui parlent d’ouverture, de soleil, on doit admettre qu’il s’agit d’un contraste à tout le moins intéressant.

Deuxième changement important apporté par Danger Mouse : Evil Friends est un album tight. Portugal. The Man a souvent eu le réflexe d’enregistrer des pièces riches et complexes à un point tel qu’on se perdait dans le glaçage au lieu de se concentrer sur le gâteau qui se trouve en dessous. Pas cette fois-ci. Les orchestrations superflues sont disparues et on se concentre sur l’essentiel. Ceux qui ont entendu Creep in a T-Shirt peuvent en témoigner.

En fait, on peut prendre à peu près toutes les chansons de l’album, chacune a sa particularité et ne demande qu’à se faire aimer. La pièce-titre, Evil Friends a un petit côté garage malpropre pas désagréable du tout et Modern Jesus est exactement son contraire, chanson pop aux couplets sages et au refrain chanté en choeur.

En fait, je pourrais parler de toutes les chansons, dont la sublime Smile, qui ferme en beauté cet album avec le piano et les cordes, mais je ne saurais pas leur rendre justice dans le sens du monde.

Il s’agit d’une belle évolution pour P.TM. Ils avaient beau avoir tout le talent du monde et avoir enregistré sept albums, il leur manquait encore quelque chose pour percer. Eh ben voilà. Il leur manquait juste un peu de cohésion. Danger Mouse les a aidés à la trouver.

Si vous aimez votre rock un peu psychédélique, complexe, intelligent et coloré, vous adorerez Evil Friends.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=q5x_YoweEg8&w=480]

Ma note : offset_9

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